• Le président américain vient d'autoriser la mise en œuvre d'un second plan de sauvetage pour une enveloppe totale de 1,9 trilliards de dollars.

  • Dans le cadre de ce plan un chèque de 1 400 dollars devrait être versé aux américains gagnant moins de 80 000 dollars par an, aux parents uniques dont le revenu est inférieur à 120 000 dollars par an et aux couples dont le revenu est inferieur à 160 000 dollars par an. Le tout pour une facture de 400 milliards. Le plan prévoit également des chèques hebdomadaires de 300 dollars pour ceux qui ont perdu leur emploi jusqu'en septembre pour un montant de 246 milliards. L'aide spécifique au Codid-19 et au domaine de la santé ne représentent que 227 milliards, soit 12% du total (cf. détails dans le graphique ci-dessous).

  • Ce plan est passé sans l'appui des républicains qui l'estiment trop cher et mal conçu, laissant de côté ceux qui ont vraiment besoin d'une aide financière.

Lecture:

  • Un air de déjà vu, puisqu'il y a presqu'un an jour pour jour, l'ancien président américain mettait lui aussi à exécution un plan de sauvetage à 2 trilliards de dollars. L'économie américaine est donc 'sous perfusion' à hauteur de 2 trilliards par an. On rappelle que 2 trilliards c'est environ 10% du PIB américain de 2019, et environ 8% de la dette américaine.

  • Notons qu'il est difficile de juger de la meilleur aide possible dans une économie mise à genoux par le virus et des mesures sanitaires comme le confinement. Mais l'on peut signaler qu'une aide directe sous forme de chèques aux américains ne manquera pas de faire croître le taux d'inflation du pays sur les denrées de bases (entre autres les denrées alimentaires). Espérons que les effets indirects de ce plan ne créeront pas une situation encore plus difficile...

(Références ici et )

Updated: Mar 11, 2021

  • Le CDC vient de mettre à jour ses recommandations sanitaires afin de les assouplir pour ceux ayant été vaccinés (environ 10% de la population américaine).

  • Les personnes vaccinées pourront désormais rendre visite à d'autres personnes vaccinées en intérieur, sans masque et sans distanciation. Elles pourront faire de même si elles visitent un seul foyer de personnes non vaccinées et si ces dernières ne présentent pas de risques de développer un cas sévère de la maladie Covid-19.

  • En revanche, les personnes vaccinées doivent toujours respecter les mesures sanitaires de rigueur dans les autres cas de figure (port de masque et distanciation). En matière de transport et de voyages, les vaccinés n'ont pas de traitement de faveur et le CDC déconseille toujours les voyages en général.

  • Le CDC devrait mettre à jour une nouvelle fois ses recommandations lorsque le taux de vaccination dépassera les 20% de la population. A ce moment là, il est attendu que l'organisme de santé n'interdise plus certaines activités, mais les place sur une échelle de risque (faible, modéré, fort) pour que chacun puisse adapter son comportement.

  • De manière concomitante, une étude comparative du nombre d'anticorps produits par des vaccinés sur le variant Sud-Africain (B.1.351) indiquerait que leur réponse immunitaire est environ 10 fois moindre sur ce variant que sur le virus cible des vaccins (cf. graphique ci-dessous).

  • Les deux laboratoires (Pfizer et Moderna) ont annoncé travailler sur un complément ('booster') à leurs vaccins pour cibler le variant Sud-Africain. Mais à l'heure actuelle, aucun vaccin n'a encore été spécifiquement testé sur ce variant.

  • Le variant B.1.351 a déjà été détecté dans 42 pays, dont les Etats-Unis

Lecture:

  • Bien qu'assouplissant ses recommandations, le CDC maintient la pression sur les conditions de voyage (notamment les vols domestiques), point très sensible pour les américains. L'organisme de santé conserve ainsi sa carte maitresse pour convaincre la population de se faire vacciner; et il sera très intéressant de voir la prochaine mise à jour du standard du CDC, qui sait, peut-être avec l'introduction de l'idée d'un passeport vaccinal...

  • En même temps, il est très inquiétant de voir des résultats préliminaires indiquant une efficacité très réduite des vaccins sur le variant B.1.1.7. On rappelle que l'efficacité minimum requise par la FDA pour un vaccin est de 50%. En l'état, aucun des vaccins existants ne pourraient donc être validé pour l'usage sur le B.1.1.7... Faudra-t-il un nouveau vaccin et une nouvelle campagne de vaccination? Alors même que la première n'a pour l'instant vaccine que 10% de la population aux Etats-Unis et probablement encore moins en France...

(Références ici, ici et )

Updated: Mar 10, 2021

  • Le prix des denrées alimentaires augmente à travers le monde, plus rapidement que l'inflation ou les salaires, posant ainsi des risques de malnutrition et de famines. Cette augmentation résulte d'une forte demande (anticipant une sortie de crise sanitaire prochaine) combinée à une politique monétaire laxiste et aggravée par des dysfonctionnements des chaines d'approvisionnement à cause du virus (cf. graphique ci-dessous).

  • Par exemple, en Indonésie, le tofu est maintenant 30% plus cher qu'en décembre, au Brésil le haricot noir est 54% plus cher et en Russie le prix du sucre a connu une envolée de 61%.

  • Les denrées alimentaires des pays développés étant souvent le produit d'un procédés de préparation et de distribution élaborés, les producteurs ont généralement une zone de manœuvre plus large pour compenser l'augmentation des coûts avant de les répercuter sur le client. Les experts s'accordent cependant sur le fait que ces flexibilités ne suffisent plus pour protéger les clients et s'attendent désormais à une forte inflation des prix ou à une réduction des portions.

  • Aux Etats-Unis, les prix alimentaires ont déjà connu une hausse de 3% en fin d'année 2020, deux fois le taux d'inflation! Une hausse particulièrement douloureuse pour les plus pauvres dont les dépenses alimentaires représentent 36% de leur budget.

  • Certains pays réagissent. La Russie et l'Argentine ont plafonné le prix de certains aliments de base et augmenté les taxes douanières à l'exportation des produits alimentaires. La France, elle, serait en train de planifier l'augmentation de production de certaines céréales pour limiter ses importations.

Lecture:

  • On savait que la crise sanitaire avait mis sous pression le marché des denrées alimentaires. Mais on apprend ici que le phénomène s'aggrave et que l'impact sur les consommateurs devrait rapidement se faire sentir. On comprend mieux l'empressement du nouveau gouvernement américain à voter une nouvelle aide financière aux foyers américains! 2021 risque d'être une année socialement difficile…

(Référence ici)

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