Après tout, peut-être une immunité durable?

  • Une étude britannique aurait découvert que les lymphocytes T gardent une réponse immunitaire au coronavirus 6 mois après l'infection. Cette réaction immunitaire serait plus importante chez les individus qui ont présenté des symptômes que chez ceux qui n'en n'ont pas présentés (cf. graphique ci-dessous).

  • Cette étude, qui n'a pas encore été examinée par ses pairs en vue d'une publication officielle, a suivi 100 patients qui ont été testés positifs en mars ou avril mais qui n'ont pas été hospitalisés; 44 d'entre eux n'ayant développé qu'une forme asymptomatique.

  • Dans le même temps, un professeur en génomique d'une université américaine annonçait avoir remonté l'histoire des mutations du coronavirus et ainsi avoir pu définir la séquence génétique de la première forme du coronavirus (la forme 'originelle'). Certains points intéressants cités dans ses recherches sont à souligner:

  1. La vitesse de mutation du virus serait de 25 mutations par an

  2. En considérant que les premiers tests effectués en Chine fin décembre 2019 révélaient déjà 6 variations du virus, il peut en être déduit que le virus était déjà en circulation depuis plus de 2 mois (éditeur: ce qui placerait le début de la pandémie en septembre ou octobre)

  3. La signature génétique du coronavirus d’Amérique du nord est substantiellement différente de celles des coronavirus prédominants en Europe et en Asie.

Lecture:

  • Voici une étude qui vient plutôt contredire celle de l'Imperial College de Londres (cf. post du 27 octobre) qui doutait de la possibilité d'une immunité durable. Il faut rappeler que nous notions dans ce post les conflits d’intérêts possibles de l'Imperial College de Londres à la vue de son implication dans le développement d'un vaccin et les limitations dans la méthode scientifique utilisée (il ne s'agissait en effet pas du suivi d'une même population de patients).

  • Notons également qu'une certaine immunité pourrait expliquer en partie la mortalité réduite qui est observée sur le début de la seconde vague d'infections en Europe (cf. post du 2 novembre)...

  • Mais dans le contexte politico-sanitaire actuel en Europe, les résultats de ce genre d’études seront-ils entendus?

(Références ici, ici et )