Des questions sur le financement du vaccin par le gouvernement US

  • Une commission de sénateurs américains a questionné les représentants des agences gouvernementales engagées dans l’opération lancée par la maison blanche pour accélérer le développement, la production et la distribution d'un vaccin contre le covid-19.

  • Ici sont rapportées les trois questions clés de la commission et les réponses données par les représentants des agences:

  1. Quels sont les critères de sélection des laboratoires financés par le gouvernement? La composition du 'portefeuille de laboratoires' ne peut pas être rendue publique. Plusieurs contrats sont toujours en cours de négociation.

  2. Quelle est la raison de n'avoir sélectionné que des laboratoires développant des vaccins basés sur des méthodes expérimentales (au contraire de la méthode 'traditionnelle' qui cherche à rendre le virus inactif pour l’intégrer dans un vaccin)? Il y a eu un accident en 1955 avec la méthode traditionnelle sur un vaccin polio. L'agent infectieux était toujours actif.

  3. Pourquoi les articles protégeant le publique d'un prix marché trop élevé ont été retirés des contrats négociés avec les laboratoires? Les contrats, qui sont négociés dans l'urgence, sont des contrats d'aide au développement des vaccins.

Lecture:

  • La commission a posé de bonnes questions, mais n'a pas obtenu de réponses satisfaisantes. On aurait bien voulu aussi ajouter une question sur de potentiels conflits d’intérêts. En effet, devant la commission témoignait Gary Disbrow, le directeur du BARDA, le service du ministère de la santé qui a piloté les investissements dans les laboratoires. Or ce dernier a dans le passé développé une nouvelle approche pour des vaccins VPH en bénéficiant d'une subvention de la fondation Gates (voir ici), et il aurait même fait parti un moment du comité scientifique du CEPI (lire ici), qui n'est qu'un véhicule financier de la fondation de Gates. Et dans l’hypothèse d'un lien fort entre le directeur du BARDA et la fondation de Gates, on imagine facilement comment compléter les réponses aux trois questions clés...

  • Pour finir, remarquons une certaine similitude entre le témoignage du docteur Collins devant la commission et celui du général Colin Powell devant le conseil de sécurité des Nations Unies en 2003 (cf. images ci-dessous). Dans les deux cas, un 'Col(l)in' vient expliquer au peuple américain et au monde qu'il faut investir de larges ressources pour lutter contre un ennemi. Note symbolique: le nom de Col(l)in aurait pour signification "victoire du peuple". On aurait préféré voir des 'Gabriels' (nom associé à l'ange messager de la Bible) venir nous convaincre...


Un air de déjà vu?

(Références ici et ici)