En Angleterre il faut d'abord emménager avec sa compagne avant de pouvoir la connaître...

Points principaux:

  • Au sortir du confinement, l'Angleterre vient d'adopter une loi pour réglementer les interactions sociales. Cette loi (nommée "Health Protection Coronavirus, Restrictions Regulations 2020 bill") a été présentée au parlement le 1er juin pour entrée en vigueur immédiate.

  • Par exemple, il est maintenant permis à un groupe de personnes de se rassembler à l’extérieur, si les distances de sécurité sont respectées et si le groupe compte moins de 6 individus, mais les couples ne vivant pas déjà ensemble sous le même toit n'ont toujours pas le droit de se retrouver pour... 'socialiser' et passer la nuit ensemble. L'amende pourrait s’élever à 100 EUR!

  • Le gouvernement a cependant annoncé que des mesures d'assouplissement pourraient être prise mi-juin. Pour rappel, au début du confinement, fin mars, le gouvernement avait explicitement interdit aux couples ne vivant pas ensemble de se voir.

Lecture:

  • On rappellera ici l'affaire Neil Ferguson, ce docteur britannique qui avait convaincu le Royaume-Uni de la nécessité du confinement en exhibant des simulations apocalyptiques mais qui recevait chez lui sa maîtresse, une femme mariée vivant de l'autre côté de Londres, pendant le confinement (lire ici)! L'ayant reçue au moins deux fois, il faudrait lui dresser 2 PV (et à elle aussi)! Et on imagine bien le titre des PV: "relations sexuelles illicites"... Ne serait-ce pas le grand retour du puritanisme outre manche? C'est peut-être un élément de plus en faveur de la notion d'instinct culturelle que j'introduisais dans mon post du 7 avril: "en période de crise, lorsque le poids des jeux politiques mondains s'estompent, les réactions des nations relèvent autant des nécessités du moment que de leur perception culturelle de ces mêmes nécessités, leur 'instinct culturel' "...

  • En tout cas, inimaginable en France! Ou alors il faudrait un culot 'à la Cahuzac' à l'ensemble de la classe politique française pour que cette dernière, qui nous a habitué à tant de frasques présidentielles (maîtresses, fille cachée, agression sexuelle sur femme de menage etc.), se mette à défendre une telle mesure.

  • Au final, notons juste avec quelle facilité le coronavirus permet maintenant aux gouvernements de réglementer jusque dans les détails les plus intimes de la vie privée des concitoyens! Mais heureusement, c'est toujours pour notre bien...

(Référence ici)