La tension monte en Europe et le déconfinement sera 'agité'

  • A Madrid des manifestations populaires réclamant des comptes au gouvernement espagnol sur la gestion de la crise sanitaire (et en particulier la démission du premier ministre) ont dégénéré et conduit à des affrontements avec les forces de l'ordre.

  • L'Espagne a commencé sa première phase de déconfinement cette semaine, mais les grandes villes comme Madrid et Barcelone en ont été exclues, par crainte d'un rebond du nombre de cas de coronavirus.

  • Des manifestations et affrontements avec les forces de l'ordre autour de la gestion de la crise sanitaire ont également été rapportés à travers l’Europe (Allemagne, Autriche etc.)

Lecture:

  • A mettre en parallèle, un appel à la mobilisation a été lancé sur Lyon pour ce samedi. Avec pour but de dénoncer la catastrophe économique qui accompagne la mauvaise gestion de la crise sanitaire, cette mobilisation tente aussi de s'opposer de manière préventive aux mesures concoctées par le gouvernement (allongement de la durée du travail et suppression des jours de vacances, impôts supplémentaires etc.).

  • Malgré la promesse du respect des règles sanitaires (i.e. port du masque et nécessaire distance physique) par les collectifs qui organisent le rassemblement, le préfet du Rhône a pris un arrêté interdisant toute manifestation au centre de Lyon. Ce dernier justifie sa décision en se référant aux "recommandations sanitaires gouvernementales" mais aussi en insistant sur le fait que les commerces, qui ont "besoin de solidarité et de l’appui de l’ensemble de la société", pour pâtir de cette manifestation.

  • On voit donc ici un deuxième appel à la solidarité en une semaine de la part du gouvernent (on se rappelle en effet du post du 12 mai "Une idée fixe: faire sauter des vacances!"). Cette fois c'est pour justifier l'interdiction d'un rassemblement populaire contestataire et sauver les commerces!... Bien que l'on puisse comprendre la nécessité d'interdire ou au moins de canaliser un rassemblement massif en période de pandémie, il faut aussi reconnaître que le coronavirus fournit un prétexte facile aux autorités pour limiter l'expression de l'opposition; et qu'une telle situation n'est pas tenable sur le long terme. La question est pendant encore combien de temps l’impératif de 'solidarité' sera suffisamment persistant pour limiter le désir citoyen de 'liberté'...


Les français sortent du déconfinement, et s'adressent à la machine étatique (mac)romaine

(Référence ici et là)