Le coronavirus va provoquer des changements structurels dans le calendrier japonais.

Contexte (note de l’éditeur):

  • Depuis 1886, l’année scolaire au Japon commence début Avril, de même que l’année fiscale (qui est la base sur laquelle les entreprises japonaises publient leur rapports financiers et embauchent en masse les jeunes diplômés des universités japonaises).

Points principaux:

  • 3 gouverneurs japonais, ceux des régions Miyazaki, Kanagawa et Tokyo et qui représentent donc ~18% de la population nippone, ont proposé de prolonger l’arrêt des écoles (actuellement une 'mesure d'urgence') et d'aligner la rentrée scolaire japonaise sur celles des pays occidentaux en la plaçant au mois de septembre.

  • Avec maintenant un mois de retard sur la rentrée scolaire prévue en avril, et sûrement un deuxième en perspective puisque l’état d'urgence au Japon vient juste d’être allongé d'un mois jusqu’à fin mai (voir ici), le gouverneur de la région Miyazaki affirme que les écoliers ne pourraient pas compléter le cursus requis dans le temps restant sur cette année scolaire "écourtée".

  • Le gouverneur de la région Kanagawa lui suggère qu'il faudrait aussi revoir la définition du début de l’année fiscale.

Lecture:

  • Le changement évoqué par le gouvernement japonais n'est pas une réforme anodine avec seulement un impact 'culturel', mais bien une transformation du système éducatif et du monde de l'entreprise au pays du soleil levant.

  • Sans commenter les considérations affichées du gouvernement nippon pour le bien-être des écoliers, on imagine facilement que les entreprises pourraient être intéressées par un 'glissement' de l’année comptable. Si les résultats catastrophiques à venir pouvaient être mis à part sur une année fiscale écourtée (d'avril à septembre, ou mieux, d'avril à décembre), cela rendrait la justification de ces résultats et des mesures associées à ces résultats plus aisée puisque attribuables à "l'impacte du coronavirus". Cela permettrait aussi de repartir sur de bonnes bases l’année prochaine. Au passage, je vois bien les multi-nationales japonaises tenter de s'aligner sur janvier plutôt que septembre, faisant ainsi un grand pas vers l'alignement de leur systèmes comptables avec leur filiales...

  • Donc de plus en plus fort, le coronavirus va maintenant engendrer des changements structurels de calendriers, bref il se rend maître du temps...

(Référence ici - en japonais...)