Les symptômes "longue durée" du coronavirus (et de la gestion de la crise sanitaire?)

  • Une équipe de la prestigieuse université "King's College" de Londres s'est penchée sur la question du 'covid persistant', c'est-à-dire les cas de coronavirus symptomatiques dont certains symptômes (e.g. fatigue chronique) durent plusieurs semaines. Il en ressort qu'environ 22% des cas sont persistants à 1 mois ou plus (cf. graphique ci-dessous)

  • Les facteurs de risque de développer un 'covid persistant' ont également été identifiés. Il s'agit de l'âge et du sexe (les personnes âgées et les femmes étant les plus à risque), du surpoids, de l’asthme et du développement de symptômes multiples en début de maladie.

  • Selon l’étude, les symptômes persistants peuvent être classés en 2 catégories:

  1. Les symptômes à dominante respiratoire, par exemple la toux, la fatigue et les maux de tête.

  2. Les symptômes multi-organes, qui affectent plusieurs organes comme le cerveau, le cœur et l’intestin.

Lecture:

  • Voici un nouvel aspect déprimant de la maladie: sa persistance. Et si l'on admet que le coronavirus puisse entraîner des symptômes longue durée, on espère en revanche que l’étude fasse la part des choses dans l'analyse des facteurs de cause. En effet, il ne faut pas oublier que le caractère stressant de la gestion de la crise, et non plus le virus en lui même, a aussi un impact réel sur la santé de la population e.g. la multiplication par 2 des troubles dépressifs dans la population estudiantine diplômée américaine (cf. post du 11 septembre) ou l'augmentation par 66.6% des syndromes cardiaques dits 'takotsubo' (cf. post du 9 juillet). Cela ne serait pas sans rappeler les poilus rendus fous par la guerre de 14-18, plus heurtés dans leur chair par les conditions de la guerre que par les obus eux-mêmes...

  • C'est donc une étude et des conclusions à prendre avec des pincettes, d'autant plus que le "King's College" bénéficie d'investissements massifs de la "Wellcome Trust", fond d'investissements qui a participé à la création du CEPI aux côtés de la fondation Bill et Melinda Gates, qui elle aussi au passage subventionne de nombreuses études menées au "King's College". Il pourrait ainsi y avoir un certain intérêt de ces fondations à voir des études confirmer la dangerosité sur le long terme du coronavirus et ainsi indirectement justifier à nouveau la nécessité d'un vaccin.

(Références ici, ici et )