Nemo n'a qu'à bien se tenir!

  • Une étude espagnole s'est penchée sur les facteurs de risque dans la transmission du Covid-19 pendant la période de confinement en Espagne entre mars et mai 2020. Les trois facteurs de risque les plus importants ont été:

  1. Se faire livrer ses courses du supermarché à domicile (risque de contamination accru de 94%)

  2. Vivre avec un chien (+78%). Ici l’étude ne dit pas si l'augmentation du risque lié à la possession d'un chien viendrait du chien servant de vecteur au virus ou d'une plus forte exposition des maîtres lors des balades.

  3. Travailler hors du domicile (surtout s'il faut se rendre au travail en transports en commun +76%)

  • Une autre découverte de cette enquête (menée auprès de 2.086 répondants), a été l'identification du geste barrière le plus efficace: la désinfection des produits achetés au marché une fois de retour à la maison. Ce geste barrière se placerait devant les autres tels que le port du masque, la désinfection des mains avec de l'alcool ou le lavage des vêtements après une sortie.

Lecture:

  • Nous avons donc maintenant le tiercé gagnant (plutôt perdant ici) des comportements à risque, ce qui devrait donner matière à réfléchir aux autorités lors de la planification de mesures sanitaires. De fait, on voit mal dans quelle mesure les couvre-feux et autres restrictions mises en place récemment viendraient contenir les comportements sus-cités.

  • De surcroît, après les chauves-souris et le vison (cf. post du 4 novembre), il semblerait que ce soit maintenant au tour des chiens d'entrer dans la ligne de mire... Décidément, les animaux ont bon dos dans leur rôle de bouc-émissaire. Faudra-t-il bientôt procéder à l'abattage des chiens, comme il l'a été pour les visons? On joint ci-dessous un graphique montrant la popularité des chiens dans quelques pays, et on laisse au lecteur le soin d'y voir ou non un lien avec la gravité de la crise du coronavirus dans les différents pays...

(Référence ici)