Pas d’amélioration pour New York et Los Angeles...

  • Le taux de chômage à New York a encore augmenté en juin pour atteindre 20.4%. De même, celui de Los Angeles a atteint 19.5%. C'est presque le double de la moyenne nationale et seulement comparable aux taux enregistrés lors de la grande dépression (cf. graphique ci-dessous). Les grandes villes comme New York et Los Angeles seraient plus impactées par la crise sanitaire car plus dépendantes du tourisme et du commerce des loisirs.

  • En parallèle, un sondage effectué sur les foyers américains touchés par une perte d'emploi liée à la crise du coronavirus nous apprend que la moitié d'entre eux anticipe désormais que leur situation va perdurer. C'est en vif contraste avec leur pronostic d'avril lorsque 78% d'entre eux voyaient leur situation comme temporaire. Cela représente environ 10 millions de travailleurs américains qui doivent donc maintenant trouver un nouvel emploi.

Lecture:

  • Tout d'abord une remise en contexte. Avant la crise du coronavirus, New York représentait environ 8% du PIB américain et Los Angeles 4%. On voit donc qu'au minimum 12% de l’économie américaine est déjà dans une situation similaire à celle de la grande dépression des années 1930...

  • Certes l’arrêt du tourisme et de l'industrie du loisir ont particulièrement impacté New York et Los Angeles. Mais il ne faut pas oublier l'exode des classes moyennes des grandes villes, cf. post du 10 juillet où l'on voyait que New York avait ainsi perdu 500.000 de ses habitants! Seules restent dans les grandes villes les populations précarisées par la crise sanitaire, ce qui dans un environnement de complaisance et de laxisme des classes politiques en charge permet sûrement d'expliquer l'explosion du chômage et de la criminalité...

(Références ici et )